Journée mondiale de lutte contre la contrefaçon : zoom sur les encres de sécurité
Sensibiliser à l’impact de la contrefaçon et du commerce illicite
Célébrée chaque année le 10 juin, la Journée mondiale de lutte contre la contrefaçon a été instaurée en 1999. Le 10 juin 2025, SICPA a lancé une campagne de sensibilisation d’un an, consacrée aux multiples facettes de la contrefaçon et du commerce illicite. Cette série d’articles a permis à SICPA de réaffirmer son rôle de partenaire de référence dans la lutte contre la contrefaçon et le commerce illicite à l’échelle mondiale, et de mettre en lumière son expertise et son engagement en faveur de la protection des citoyens, des institutions et des économies.
Nous clôturons cette série d'articles SICPA en sensibilisant le public à l'impact de la contrefaçon et du commerce illicite, en mettant l'accent sur le cœur de métier de SICPA : les encres de sécurité.
Découvrez notre dernier article et consultez la série d'articles publiés par SICPA à l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre la contrefaçon :
- Aujourd'hui - 10 Juin 2026 : zoom sur les encres de sécurité
- Mars 2026 : zoom sur l’identité numérique
- Décembre 2025 : zoom sur l'intégrité des carburants
- Septembre 2025 : zoom sur la mobilisation des recettes & conformité
- 10 Juin 2025 : zoom sur la protection des produits et des marques
Pourquoi la sécurisation des billets reste un enjeu essentiel ?
Une réflexion sur l’importance de protéger les billets de banque pour préserver la confiance, l’inclusion et la stabilité économique dans un système de paiements en pleine évolution.
Préserver la valeur sociale du cash
Le cash occupe une place essentielle dans la vie quotidienne. Il est au cœur des échanges, quels que soient le niveau de revenu ou le contexte géographique, et constitue un pilier des systèmes de paiement, en particulier là où certaines infrastructures peuvent se montrer vulnérables. Ne dépendant d’aucune connexion, plateforme, ni dispositif tiers, il garantit la continuité des transactions lorsque les autres mécanismes sont perturbés.
Cette fiabilité repose avant tout sur la confiance. Lorsque la confiance est fragilisée, les conséquences dépassent largement le cadre des transactions individuelles : elles touchent à la stabilité économique, à la cohésion sociale et frappent en premier lieu les populations les moins à même d’en supporter les effets.
Le billet de banque joue un rôle majeur au sein de ce système. La monnaie émise par les banques centrales est l’un des rares instruments de paiement qui ne dépend ni d’une plateforme, ni d’un intermédiaire, ni d’un algorithme. Il s’agit avant tout d’un bien public : une infrastructure partagée, entretenue grâce à un investissement collectif des institutions, dont la fonction sociale peut être comparée à celle des réseaux routiers ou des services essentiels. À ce titre, le cash doit pouvoir être accepté instantanément, par tous et partout, et inspirer une confiance absolue quant à son authenticité.
Créer les conditions pour garantir la confiance
La confiance accordée au cash est constamment mise à l’épreuve, notamment par la contrefaçon. Les faux billets entraînent surtout des conséquences pour ceux qui disposent des moyens les plus limités pour les détecter, les contester ou en absorber les pertes, comme les petits commerçants, les vendeurs sur les marchés, les travailleurs de l’économie informelle, ou ceux dont la principale activité économique consiste à gérer les finances du ménage et les systèmes d'épargne communautaires. Les techniques de contrefaçon ne cessent d’évoluer, au rythme des avancées technologiques en matière de reproduction. La protection des billets représente dès lors un défi permanent, et toujours plus complexe.
La sécurité des billets s’appuie sur une architecture structurée, conçue pour fonctionner à différents niveaux, selon les usages et les acteurs concernés : reconnaissance par le grand public, vérification par des professionnels, traitement automatisé par des machines et analyse forensique. Chacun de ces niveaux fonctionne de manière autonome, de sorte qu’une défaillance à un échelon ne compromet pas l’ensemble du dispositif de sécurité. Certains éléments sont visibles et conçus pour permettre une vérification immédiate par le public, tandis que d’autres sont plus discrets et ne peuvent être détectés que par des professionnels formés ou à l’aide d’équipements spécialisés. Aucun élément d’authentification ne porte, à lui seul, la responsabilité de l’ensemble du système.
Les encres de sécurité y occupent une place centrale. Elles font partie intégrante du design du billet et interviennent simultanément à différents niveaux d’authentification : identification visuelle à la lumière ambiante, réponse spectrale sous un dispositif spécialisé et détection par des machines de traitement à haute vitesse. Une encre de sécurité efficace dans le centre de traitement d’une banque centrale doit offrir le même niveau de performance sur un marché rural ou à un poste-frontière. Cette constance, quelles que soient les conditions d’usage, est une exigence fondamentale du secteur.
La performance doit également s’inscrire dans la durée. Les billets circulent dans des conditions exigeantes : ils passent de main en main, sont pliés, exposés à la chaleur, à l’humidité, et à l’usure d’un usage intensif dans les marchés en plein air, les petits commerces et les transports collectifs. La durabilité s’impose donc comme un élément essentiel sur l’ensemble du réseau de distribution. Les encres de sécurité y contribuent directement, car elles préservent l’intégrité des billets et garantissent leur bon fonctionnement ainsi que leur fiabilité tout au long de leur cycle de vie, quel que soit leur parcours.
Préserver la confiance dans un environnement en pleine mutation
Le cash bénéficie d’un statut à part. Il fonctionne partout, pour tous et en tout temps, sans avoir besoin d’utiliser un appareil, s’inscrire ou ouvrir un compte. En cas de crise ou de perturbation, il reste opérationnel là où d’autres systèmes cessent de fonctionner. Mais préserver le cash nécessite une innovation constante et une coopération étroite entre les différents acteurs de l’écosystème. Les banques centrales, imprimeurs et fournisseurs technologiques partagent le même objectif : garantir que les billets restent sûrs, fonctionnels et dignes de confiance pour tous ceux qui en dépendent.
Si les encres de sécurité ne constituent qu’un des nombreux éléments mobilisés dans cet effort collectif, elles assurent néanmoins plusieurs fonctions essentielles en matière de sécurité et de durabilité.
Au bout du compte, protéger les billets de banque, c’est préserver la confiance qui permet à chaque transaction de s’effectuer simplement, instantanément et partout. Dans un monde de plus en plus instable, cette confiance constitue un bien commun essentiel, qui mérite d’être défendu.